Le Fond Monétaire International (FMI) vient de débloquer 49 millions de dollars pour le pays. Cela intervient dans le cadre du prêt contracté par la Jamaïque, afin d’éponger sa dette.
La Jamaïque n’a jamais trop aimé le FMI. A la fin des 1970 et au début des années 1980, l’institution était venue aider une première fois l’île des Caraïbes. Avec la crise pétrolière, la Jamaïque manque de fonds et s’enfonce dans la dette. Le FMI accepte de prêter de l’argent à l’île, si cette dernière engage certaines mesures d’austérités, comme le contrôle des dépenses publiques, et la dévaluation du dollar jamaïcain. Sans autre choix, le président de l’époque, Michael Manley, donne son accord. Cela, la Jamaïque ne l’oubliera jamais.
Mais la crise financière actuelle a forcé l’île à revenir vers le FMI. Pour éviter que la Jamaïque ne s’enfonce dans un trop gros déficit, l’organisation a accepté, en février dernier, un prêt d’1,27 milliards de dollars. Avec ces 49 millions de dollars prochainement attribués au pays, les sommes versées représentent 62% du total.
En échange, la Jamaïque s’est engagée à mieux contrôler ses dépenses. Ce qu’elle a fait, selon Murilo Portugal, directeur général adjoint du FMI. Il a notamment salué l‘évolution de l’économie du pays : « L’inflation baisse plus rapidement que prévu et l’amélioration continue de la confiance des marchés a permis aux taux d’intérêt de tomber à leurs plus bas niveaux depuis de nombreuses années. ».
L’homme nuance néanmoins son propos en demandant au gouvernement jamaïcain de maintenir une certaine vigilance ,qui est «nécessaire sachant que des risques subsistent, provenant notamment des incertitudes de la conjoncture internationale, du niveau toujours élevé de la dette de la Jamaïque, et de sa sensibilité aux chocs extérieurs.».
Le FMI impose à la petite île des Caraïbes de continuer à faire attention, surtout en ce qui concerne la loi des salaires de la fonction publique.
Mots-clefs : dette jamaicaine, michael manley





